J6 – Bamberg > Bergsee Ratscher camping – 92km – 950m dénivelé +
J7 – Bergsee > Erfurt – 76km – 880m dénivelé +
Chemins forêts faisant
Vie de château à Saxe-Cobourg
Tent-é par une Full moon vue sur lac ?
Petit-déjeuner matinal, nos pistes cyclables se séparent : Léon au travail, moi vers un point de chute inconnu. Galère, où vais-je donc crécher la nuit suivante ? Pas si évident / autorisé le camping sauvage en Allemagne, pas toujours facile de trouver un hôte warmshowers ou couchsurfing malgré mes super étoiles…c’est de l’orga et un minimum d’anticipation !
Je tente l’option camping – pas trop bidochon j’espère – et en repère un un peu plus loin que mon point de destination théorique (modulo 20km quand même…), devant un lac (bergsee ratscher). Pas grave, ça vaut le coup de chauffer un peu + les mollets s’il y a une baignade à la clé et de quoi remplir les yeux.
Je commence le périple, tombe sur de beaux graffitis Dimitri Kogan puis sur quelques pistes campagnardes jusqu’à Cobourg. Je pique-nique dans un parc, dommage, pas de « culture au jardin » ici ! Sandwich pas terrible avalé (brötchen+salami+concombres), je découvre un très beau centre-ville baroque, ne goûte pas aux saucisses du coin (bratwurst) et me motive à faire l’ascension de la colline qui surplombe la ville pour aller visiter la citadelle qui abritât la dynastie des Saxe-Coburg Christian Martel. Sissi, je suis en manque de Culture. Oh mein Gott, c’est hyper raide !
Je pose ma monture et visite cet immense édifice parfaitement rénové. De très beaux points de vue région stop, un musée avec une collection d’armes impressionnantes stop, pause. Devant le design raffiné des pistolets, je me demande pourquoi cette volonté de beau dans le morbide… Après moultes cuirasses, lances, canons, voici venu le temps des carrosses, calèches et traîneaux.
C’est beau, c’est kitsch, j’imagine bien la reine des neiges s’époumonant, glissant derrière un cheval blanc. Je prends un chemin vtt pour descendre direct et rejoindre mon itinéraire. S’ensuivent quelques beaux paysages bucoliques, des sentiers montagnards et une arrivée au camping en fin de journée avec une belle perspective de pont.
Je suis saisi par le decalage, j’ai l’impression d’arriver dans un camp de jeunes en springbreak. Grosses tentes, gros son, grosses bières. Je m’écarte et trouve un coin tout seul à 2 pas du lac. Étrange ce comportement grégaire de coller ses mobilhome les uns aux autres… C’est un coin naturiste, ça tombe bien, j’avais la flemme de mettre mon maillot.
L’eau est délicieuse, je concocte ma dînette-apéro : bière + caouètes puis je monte ma tente au sunset.
La lune est pleine, les couleurs m’impressionnent, je fais une marche méditative rougeoyante.
Lendemain, lever 7h max comme d’hab, je replie tout et fonce vers de nouvelles aventures. L’air est frais, mais ça ne fait que monter dans des forêts d’altitude (relatives, jusqu’à 1000m environ) et j’ai vite chaud.
Journée bol de nature avec des chemins vtt superbes qui m’entraînent de pistes dégagées, en chemin de sous-bois et même en single track plus technique. J’ai décidé pour + de nature (mais ça va de paire avec la difficulté) de calculer un itinéraire en mode vtt et pas en mode gravel (vtc).
Je m’abreuve de framboises, I can’t stop ! Je rencontre des villages de montagne mignons, un peu d’eau, mais pas des masses, la sécheresse est partout Anne Meilhac!
Puis j’arrive en longeant pas mal de km un cours d’eau à Erfurt où Florian, un warmshowers m’attend dans sa rue plutôt bobo. Rendez-vous demain pour le portrait de Florian, à l’énergie décoiffante.
