J2 – Strasbourg à Prague – 6 août – Eisinger > campagne de Murrhardt

100km – 1100m dénivelé +

Réveil aux aurores dans le pré.
Les chasseurs m’ont épargné
Je peux continuer mon périple

Je ptit déjeune de fraises et banane.
Le temps de replier tente, duvet, matelas et tutti quanti, le soleil inonde la canopée.
Je fais route buissonnière pour récupérer mon itinéraire et décide rapidement de faire un détour pour voir un cloître dont Anke de Strasbourg m’avait fait la promo. Le gps m’envoie du bois dans les bois et je passe par des chemins en forêts aux senteurs aromathérapeutiques, ca sent les feuilles enfouies, ca sent l’eau du petit ruisseau, ca sent la résine parfois.
Le cloître vaut le détour ! Nombreuses pièces, voutes partout, tympans colorés, fontaine étonnante… le tout entouré d’un grand parvis et de maisons à colombages. Je déguste une lasagne al forno…et je passe trop de temps. Je vais le payer…
Je reprends ma route. Et chemine d’abord sur du plat, croisant le chemin de « selbst blumen » : le principe est que chacun ramasse ses fleurs dans le champ et met ensuite les sous dans une boîte : totale confiance ! S’en suivent des tour et des détours dans des forêts superbes en altitude, ça se mérite par des bonnes montées. Cela permet aussi de sillonner des routes perchées au dessus d’un paysage vallonné et des vignes bien rangées à perte de vue.
Doit y avoir du bon vin par ici ! La fatigue se fait sentir et mes papilles sont émoustillées… Je m’arrête boire un verre de vin. Kolosssale erreur ! Déjà c’est 25cl de blanc et pour le vélo moyen moyen. Le vin était bon mais j’ai du mal à avancer dans la chaleur de l’après-midi.
Je m’exerce au picking pour reprendre des forces de mère nature : dégustation de pommes et de raisin en bord de route. Je fatigue sévère, la journée est interminable et mon iphone n’a plus de batterie pour me guider, c’est la cata !
Comment vais-je rejoindre Kirsten, mon hôtesse de la nuit ??? Sans gps, on est peu de choses ! Je trouve in extremis un bar dans un patelin et boit un verre en attendant 20min que la batterie charge un peu. Le temps est compté, je dois arriver avant la nuit…
J’arrive enfin à l’approche de la maison de Kirsten, elle est perchée comme sa maison, dernière d’une impasse au fond d’un vallon montagneux à la Hansel et Gretel. Le dernier raidillon, c’est l’énergie de la mission accomplie.
Ses ânes m’accueillent mais j’ai beau taper, pas de réponse. Sueurs froides…il va faire nuit, je dégouline de transpi, que vais-je faire ??? Je tente de l’appeler, je m’y reprends à plusieurs reprises car 1 barre de réseau, eurêka !!! J’entends sonner à l’intérieur, elle répond et m’ouvre ! Elle ne m’attendait plus et surtout attendait la confirmation de ma venue. Je comprends que je lui envoyé des textos sur son fixe ! Réseau cellulaire trop faible alors elle n’a qu’un fixe !
Ouffff, elle m’accueille avec un grand sourire et je file sous la douche. Serviette prête, lit prêt, le bonheur !
Pour découvrir l’incroyable vie en transition de Kirsten, rendez-vous demain.